
Le plaisir sexuel après une mutilation génitale féminine
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) définit les mutilations génitales féminines (MGF) comme "toutes les procédures impliquant l'ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme, ou d'autres lésions des organes génitaux féminins pour des raisons non médicales".
Il est important de ne pas stigmatiser les femmes qui ont subi des mutilations génitales féminines et de s'attaquer à certains mythes. Certaines femmes ayant subi des mutilations génitales féminines pensent qu'elles ne peuvent plus avoir de plaisir sexuel. Cependant, chez les femmes infibulées, certaines structures érectiles essentielles à l'orgasme n'ont pas été supprimées. L'influence culturelle peut modifier la perception du plaisir ainsi que l'acceptation sociale.
Le plaisir sexuel après les mutilations génitales féminines
L'OMS propose quatre classifications des mutilations génitales féminines :
- Le type I correspond généralement à l'ablation du clitoris (clitoridectomie) et du capuchon clitoridien ; [
- Le type II (excision) implique l'ablation du clitoris et des lèvres intérieures ;
- Le type III (infibirthing) implique l'ablation du clitoris.
- Le type III (infibulation) implique l'ablation de tout ou partie des lèvres internes et externes, et généralement du clitoris, et la fusion de la plaie ; un petit trou est laissé pour le passage de l'urine et du sang menstruel, et la plaie est ouverte pour les rapports sexuels et l'accouchement[.
Environ 85 % des femmes qui subissent des mutilations génitales féminines sont de type I et II. Le type III est la procédure la plus courante à Djibouti, en Somalie et au Soudan, ainsi que dans certaines parties de l'Érythrée, de l'Éthiopie et du Mali.
En 2012, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté à l'unanimité une résolution interdisant les MGF.
Les conséquences des MGF sur la santé peuvent inclure des infections urinaires et vaginales récurrentes, des douleurs chroniques, la stérilité, des hémorragies potentiellement mortelles, des kystes épidermoïdes et des complications lors de l'accouchement.
La recherche montre que près de 86% des femmes affectées par différents types de MGF ont déclaré avoir eu un orgasme dans 69,23% des cas. 58 jeunes femmes mutilées ont fait état d'un orgasme dans 91,43% des cas. Après la défiguration, 14 femmes sur 15 ont déclaré avoir eu un orgasme.
Toute femme a droit à la santé sexuelle et au plaisir sexuel pour son plein bien-être psychophysique. Les femmes infibulées souffrant de dysfonctionnements sexuels peuvent et doivent être soignées ; elles ont droit à une thérapie sexuelle adéquate.
Le facteur masculin
Des recherches menées auprès de femmes de la région MENA ont montré que la fonction sexuelle féminine (FSD) à l'âge de la reproduction semble être affectée par des facteurs psychologiques et des déficiences de la fonction sexuelle masculine plus que par toute autre chose. Ces résultats indiquent qu'il est possible de gérer de nombreux cas de DSE en se concentrant sur les affections et les attitudes du partenaire masculin, qui sont relativement plus faciles à gérer. Il est donc très important d'éduquer les hommes à l'anatomie féminine et au plaisir sexuel.
Méthodes pouvant être pratiquées par les femmes pour augmenter le plaisir sexuel :
Si une femme n'aime pas le sexe, c'est peut-être parce qu'elle n'a pas envie de faire l'amour :
- Principalement parce que la femme n'est pas suffisamment excitée.
- La femme est tendue et contracte les muscles autour du vagin.
- Il arrive qu'un hymen très dur soit laissé en place, ce qui peut provoquer des douleurs.
La masturbation est libératrice
La masturbation est le meilleur moyen d'accroître le plaisir sexuel, car elle apprend à la femme ce qu'elle aime et elle peut à son tour l'apprendre à son partenaire sexuel.
Le comportement de masturbation semble être lié à un plus grand répertoire sexuel et à une plus grande facilité à atteindre l'excitation sexuelle et l'orgasme. Les femmes ont fait état de nombreuses raisons de se masturber et d'une variété de techniques directes et indirectes. Une expérience précoce de la masturbation peut être bénéfique pour l'excitation sexuelle et l'orgasme à l'âge adulte. De plus, des études montrent que la masturbation est un élément positif dans la structuration de la sexualité féminine.
